Il est de ces pays oubliés du grand public comme le Myanmar, ou Birmanie. De la Birmanie, peu d’éléments sont connus par les populations occidentales. C’est tout juste si l’on se souvient que l’Internet y est fort peu développé et de la présence de Aung San Suu Kyi, assignée à résidence pour son combat pacifiste contre la junte militaire au pouvoir.
Tout récemment, le 1er décembre 2011, Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, a fait une visite remarquée dans le pays afin de jauger les progrès politiques de l’état.
Pour reprendre ses mots, « des motifs d’encouragements » sont apparus pour permettre au Myanmar de devenir fréquentable. A ce titre, quelques aides américaines au pays ont été concédées à hauteur de 1,2 millions de dollars pour la société civile. Cela paraît fort peu.
Mais il y a autre chose : pourquoi ce voyage américain paraissait-il inconcevable il y a un an et qu’à présent, l’ouverture se fait ? Est-ce dû à une meilleure disposition de la junte ? Possible… Mais force est de remarquer que cette ouverture se fait aussi à un moment où les Etats-Unis doivent perdre une position avancée en Asie, c’est-à-dire en Afghanistan et en Irak.
… et la Birmanie offre une position géostratégique intéressante entre les pays émergents d’hier (Inde, Chine), d’aujourd’hui (Indonésie, Thaïlande) et de demain (Viêt-Nam et Cambodge (+6,7% de croissance du PIB en 2010 et près de 50% de l’économie dans le secteur tertiaire).
Sans présumer forcément d’une causalité dans l’ouverture des Etats-Unis à la Birmanie (!), il y a toutefois une corrélation temporelle à, peut-être, ne pas négliger.
L’équipe de www.EurasianFinance.com ©
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