L’économie en France, vue par les politiques

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Sarkozy et Hollande

Même si Nicolas Sarkozy est toujours attendu comme candidat à sa propre réélection au poste de Président de la France, la campagne électorale fait déjà grand bruit. Dimanche, 29 janvier 2012, ce dernier a convoqué six télévisions françaises afin de faire part au peuple français des avancées et des projets qu’il nourrit pour la nation en termes économiques et sociaux.

L’exercice étant assez inédit, cette débauche de communication fleure bon la candidature et force est de constater que Nicolas Sarkozy a affiché une sérénité dans l’affirmation d’axes à suivre comme la TVA sociale, qu’il évoquait déjà en 2007, lors de sa première candidature, la taxe de 2% sur les transactions financières, la suppression possible du régime des 35 heures (admettant in fine que, n’ayant été suivi par personne, ce régime s’est avéré néfaste pour la France – à espérer que cette clairvoyance affleure le gouvernement au moment de la signature de cette loi de taxe financière où la France brille par sa solitude).

Mais, par-dessus tout, on retiendra l’affirmation que la crise financière est contrôlée et que le volet du redressement économique est à présent sur le métier. Il est vrai que la Grèce, en dépit de sa situation qui reste très alarmante à l’échelle européenne, est laissée de côté par la scène médiatique. Enfin, Nicolas Sarkozy affirme que le grand ennemi de la France aujourd’hui est le chômage.

Dans le même ordre d’idées, soulignons que François Hollande, candidat PS déclaré, tourne ses velléités belligérantes vers… les marchés financiers, ce qui a le confort un peu populiste de définir un ennemi par nature insaisissable et d’éviter une corrélation directe entre efforts et résultats dans les perspectives de réformes et de relance : les fameux marchés financiers peuvent toujours se voir accusés d’affaiblir une économie par surévaluation monétaire en grevant les exportations, et inversement, les importations avec une parité euro/dollar trop basse. Ainsi, quels que seraient les résultats des réformes, la justification extérieure à la politique de M. Hollande est déjà trouvée.

En revanche, on soulignera positivement le démarquage du candidat socialiste du plan du PS qui prévoit une croissance française de +2,5% en 2012, tandis que le candidat préfère tabler sur +0,5%, tandis que les espérances d’embauches dans le contrat d’avenir sont ramenées à 50% des objectifs prévues par le Parti.

Si Brice Hortefeux n’a pas hésité à laminer la présentation de François Hollande en taxant celle-ci de succession anarchique d’idées sans réelle politique sous-jacente, le candidat de gauche garde encore une large préférence dans les sondages, ne laissant au futur candidat (probablement) sortant que la carte du résultats et de la continuité des réformes comme va-tout dans une course à l’Elysée où chaque challenger tentera vraisemblablement d’épargner un François Bayrou, dont les votes sont pressentis comme nécessaires dans un second tour houleux.

L’équipe de www.EurasianFinance.com ©

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