Le chômage en Europe, de 2007 à 2011

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Chomage zone euro

En vert, les pays de l'UE dont le taux de chômage est inférieur à la moyenne européenne, en rouge, ceux dont le même taux est supérieur à la moyenne.

Selon l’agence Eurostat qui a sorti les chiffres comparatifs du taux de chômage en Europe entre les deux années précitées, il ressort que l’augmentation de l’inoccupation de la population active en Europe est en augmentation, mais en suivant de fortes disparités entre pays.

 Jusque là, rien d’exceptionnel, tout comme le fait d’annoncer que l’Allemagne fait partie des exceptions à la hausse généralisée du chômage, comme l’Autriche, tandis que la Belgique et Malte ont montré des améliorations de leurs chiffres mais dans une marge plus modeste. La Pologne, quant à elle annonce une stabilité rigoureuse de son chômage.

 Par contre, une lecture plus fine des chiffres permet de bien séparer dans la sphère économique de la vie active, le fait de la crise économique et celle de la zone euro. En effet, aux extrémités du spectre se trouvent bien évidemment en 2011 l’Espagne et la Grèce, tandis que l’Irlande et la Lituanie signe avec les deux derniers pays cités les pires aggravations des demandes d’allocations. Les chiffres de la Lettonie et de l’Estonie ne sont pas davantage brillants.

Mais alors qu’en 2007, seuls deux membres de la zone euro étaient présents parmi les cinq meilleurs pays en la matière (Luxembourg et Pays-Bas), en 2011, ce podium à cinq places est occupé par l’Autriche, à nouveau les Pays-Bas et le Luxembourg, l’Allemagne et Malte. La Belgique se place en septième position derrière la Tchéquie.

 Même dans un cadre de dérive haussière du taux de chômage européen sur 4 ans (augmentation de 2,4 points pour l’UE27 contre 2,3 point pour la zone euro), et faisant abstraction de l’Espagne et de la Grèce qui, de plans de rigueur en plans de rigueur, condamnent in fine la reprise économique et la création d’emploi (à titre anecdotique sur les plans de rigueur, rajoutons l’exemple de l’arrêt demandé par le Portugal de la création de la ligne TGV Madrid-Lisbonne, faute de moyens, ce qui ne restera pas sans impact sur l’ex-développement futurible d’affaires entre les deux états de la péninsule), les pays de la zone euro montrent malgré tout une meilleure combattivité que les autres états membres aux monnaies plus discrètes…

L’équipe de Eurasian Finance ©

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