« Ordre et Progrès » : la devise brésilienne a le vent en poupe

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RecifeDu 15ème au 17ème siècle, les conquistadores traversèrent l’océan pour ramener richesses et gloire du Nouveau Continent. De nos jours, les exportations du Brésil, telles que le fer, l’or, le manganèse, le cuivre, le nickel ou le bois, lui ont permis de garder le cap et même de progresser dans un monde en crise.

Appliquant sa devise « Ordre et Progrès », le Brésil est une terre d’innovation. Et ce ne sont point seules les exportations qui poussent les voiles du navire brésilien dans la tourmente économique. En effet, à Recife, le Porto Digital, un parc technologique, est le troisième pôle des technologies et de la communication du pays. Il suit en cela Saõ Paulo et Rio de Janeiro.

Installé dans le cœur historique de la ville à l’abandon, l’objet de cette initiative du gouvernement, lassé de perdre les ingénieurs brésiliens au profit d’autres pays,  fut un succès de réhabilitation du lieu. Cet endroit regroupe 200 entreprises et emploie 6500 personnes. Porto Digital mise sur l’innovation : jeux vidéo, cinéma, publicité, médias, …

Outre cet exemple, le Brésil est à l’avant-garde du développement dans les domaines de l’aéronautique, de la médecine et de la bioénergie, notamment grâce à la richesse de la biodiversité de l’Amazonie.

Pour compléter ce genre d’initiative qui contrecarre la « fuite des cerveaux », depuis 1996, le Brésil réforme sa politique en matière de protection intellectuelle. Deux lois visent à protéger et à faciliter la recherche et le développement : la Lei de Inovaçaõ et la Lei do Bem. La première, la loi sur l’innovation, facilite les partenariats entre les entreprises privées et le domaine public, au niveau de la recherche et du transfert d’innovations des institutions publiques vers le secteur privé. La seconde, la loi sur le bien, accorde des avantages fiscaux au secteur privé pour ses investissements en recherche et développement.

Ce sont toutes ces raisons qui soutiennent le Brésil dans sa demande de siège permanent à l’ONU. Il devient difficile de nier que le Brésil devient, depuis ces dernières années, une puissance dont il faut tenir compte. Certaines sociétés l’ont bien compris, à l’instar de Nokia qui a déjà répondu à l’attrait de Porto Digital…

L’équipe de Eurasian Finance ©

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