Le cours de la société Peugeot montre ces dernières semaines une forte volatilité, sur fond de tendance largement baissière. D’une certaine manière coincé dans un secteur de consommation par le particulier de produits au coût d’achat élevé, et avec une clientèle fortement implantée en France, en Espagne ou en Italie, il ne faut guère s’étonner de voir Peugeot peiner à convaincre son actionnariat boursier à rester au capital.
D’autant qu’a contrario de 2008, où la libéralité de l’Etat de concéder une prime à la casse a aidé le secteur à reprendre son souffle, ce coup de pouce à la consommation ne sera pas reconduit aujourd’hui.
Le site d’information de La Tribune se distingue à nouveau (cf. notre précédent article) en affirmant à présent sur une prise de participation de l’Etat français dans le capital du constructeur. Semble se présenter, en cas de réalisation de cette hypothèse, qu’en contrepartie de l’aide, Peugeot serait amené à organiser davantage de production, information démentie par Peugeot.
Au demeurant, cette exigence serait du plus mauvais ton, étant donné que, précisément, cela forcerait Peugeot à intensifier dans des régions peu rentables des activités alors que son chiffre d’affaires peut être tiré à la hausse sous des horizons d’affaires plus lointains. Dans ce cas de figure, il est de la saine gestion d’envisager des constructions hors Europe, à proximité des lieux de distributions de la majeure partie de la clientèle en croissance !
L’Etat français souhaiterait-il surtout maintenir un bassin d’emploi pour éviter les hausses de chiffres du chômage ? L’intérêt financier de la France n’est pas au sein d’une aide à une entreprise imposer à cette dernière un business-model que l’on saura très vite inefficace, tandis que la santé de Peugeot ne profitera finalement pas de la bouffée d’oxygène que Bercy pourrait lui apporter…
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