Mitt Romney, de retour dans la compétition présidentielle !

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Obama et Romney à la sortie du premier débat présidentiel

Les dés ne sont pas encore jetés aux Etats-Unis. Le premier débat présidentiel a vu Mitt Romney prendre le total ascendant sur le Président sortant Obama.

Le changement de charisme de celui qu’on disait fini a d’autant plus ébloui que celui qu’on ne voyait que vainqueur s’est révélé un peu terne dans son répondant.

Un certain « Obamisme » européen s’en voit marri, d’autant que l’Europe continentale ne retenait jusqu’alors que les préférences religieuses du candidat républicain. Est-ce la perspective d’un retour au pouvoir du parti de G.W. Bush qui justifierait aussi un tel désamour européen ?

Le bilan économique de B. Obama a pourtant de quoi faire frémir les non-républicains : crise des subprimes, faillite de Lehmann Brothers et autres discrédits sur le dollar américain (rappelons-nous les mémorables attaques voilées sur la monnaie américaine, et notamment les expérimentations médiatiques de « lancement d’une monnaie mondiale » avec en guise de présentation par le Président russe D. Medvedev un pièce ressemblant à l’euro !)… autant de jalons qui font du parcours présidentiel d’Obama un vrai chemin de croix ! Mais surtout, quinze millions de chômeurs (si l’on considère les deux millions et demi de personnes en âge de travailler ayant renoncé par désespérance ou par reprise de cursus), une sécurité maladie mise en place dans les périodes de tumultes financiers et la fuite en avant de la FED avec le lancement des quantitative easing sont autant d’actes ou de résultats sont le coût direct comme à long terme n’a pas fini de peser sur l’économie américaine.

Mais la critique la plus acerbe pourrait venir de la politique étrangère du premier homme Président à recevoir le Prix Nobel de la Paix tandis que son pays gère deux conflits armés dont il est le belligérant initiateur ! Celle-ci comprend de surprenantes victoires : la gestion de la lutte contre les paradis fiscaux, qui a vu l’aplatissement de l’Europe, abritant sa bonne conscience derrière celui qui a bien veillé à conserver chez lui ce qu’il enjoignait de supprimer chez ses alliés (pourtant) outre-Atlantique. Le coup est finement joué.

Mais cette victoire aurait-elle été globalement aussi simple si elle n’était pas venue d’un Président démocrate, à droite de la droite sur l’échiquier politique européen, présenté pourtant comme un homme de gauche par ces derniers et porteur de la diversité américaine ?

Plus simplement, nous pourrions regretter un détesté G.W. bush qui aurait peut-être laissé les politiciens européens plus libres de leurs mouvements, portés qu’ils sont par leur électorat tout acquis à l’actuel Président ? Pour ses victoires, B. Obama pourrait presque briguer le titre de premier Président des Etats-Unis d’Amérique dans le cœur de l’Europe…

Une arrivée au pouvoir de Mitt Romney redonnerait peut-être un peu de mordant aux gouvernements européens…

L’équipe de Eurasian Finance ©

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