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	<title>Eurasian Finance</title>
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	<description>Business, Culture and Markets for Knowledge Society</description>
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		<title>L&#8217;Union européenne, une alliance à n&#8217;importe quel prix?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 14:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paragon</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">L&#8217;Union européenne, une alliance à n&#8217;importe quel prix? &#8211; Une conférence Eurasian Finance</h2>
<p style="text-align: justify;">Le sujet passionne la presse depuis le début de la crise: les États de l&#8217;Union européenne, surendettés, parviendront-ils à sortir la tête de l&#8217;eau?   Si les stratégies pour ce faire diffèrent, la finalité souhaitée est la même pour tous : relancer la croissance. Après l&#8217;échec annoncé de l&#8217;austérité, qui n&#8217;a pas fini de susciter les critiques, les chefs d’États des pays occidentaux redoublent d&#8217;effort pour être compétitif, parfois même au détriment des fondements de l&#8217;Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si certains États-membres continuent de prôner le fédéralisme, d&#8217;autres semblent nettement moins attachés à cette forme de structure. Le projet d&#8217;eurobonds est symptomatique de cette rupture des visions au sein de l&#8217;UE.</p>
<p>Par ailleurs, à l&#8217;heure des négociations sur une nouvelle directive européenne sur le secret bancaire et l&#8217;échange d&#8217;informations entre Etats, c&#8217;est toute l&#8217;évolution de la vision européenne des &#8220;paradis fiscaux&#8221; qui est en ligne de mire.</p>
<p>Stéphane Bleus, Fondateur du Groupe Quantum, et Xavier Barnich, Directeur de Production d&#8217;Eurasian Finance présenteront ces différents aspects de la crise de la dette dans l&#8217;Union européenne et l&#8217;évolution de la vision européenne des paradis fiscaux, le 6 juin 2013 à Bruxelles.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Conférence Eurasian Finance du 6 juin 2013" href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/03/conf-06-06-13.pdf" target="_blank"><em><strong>Infos pratiques et communiqué de presse</strong></em></a></p>
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		<title>L&#8217;avenir du Luxembourg : la fin du secteur financier ?</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 13:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/luxembourg.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7351" title="luxembourg" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/luxembourg-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Avec les multiples demandes de l&#8217;Union européenne envers le Luxembourg (comme envers l&#8217;Autriche) de faire preuve de plus de transparence et de supprimer le secret bancaire – notamment par la mise en place de l&#8217;échange automatique d&#8217;informations qui sera effective au 1<sup>er</sup> janvier 2015 à Luxembourg –, plusieurs spécialistes craignent la fin du secteur financier dans le Grand-Duché.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Luxembourg compte aujourd&#8217;hui 141 banques, dont 120 sont actives dans la gestion privée. Pour un avocat spécialiste en fiscalité, l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;échange automatique des données bancaires va modifier profondément le paysage banquier luxembourgeois. Il estime qu&#8217;il ne restera plus qu&#8217;entre 60 et 70 banques dans les années à venir. De nombreuses petites structures vont disparaître, affirme-t-il. Car, selon lui, les ressortissants de l&#8217;UE qui ont des avoirs dans les banques luxembourgeoises (chiffrés entre 100 000 et 500 000 euros et représentant un montant global de 300 milliards d&#8217;euros), et qui sont pour l&#8217;essentiel non déclarés au fisc de leur pays vont fermer leurs compte et se diriger vers d&#8217;autres places financières, comme celle de Londres par exemple.</p>
<p>Les bouleversements qui s&#8217;opéreraient dans le secteur financier à Luxembourg viendraient aussi toucher d&#8217;autres sphères, toutes extrêmement liées entre elles : les cabinets d&#8217;avocat, les cabinets de conseil, les consultants en nouvelles technologies, etc. Et cela aurait par ailleurs également une incidence sur l&#8217;immobilier. Le Luxembourg construit depuis plusieurs années de nombreux espaces en prévoyant une demande toujours plus forte, mais c&#8217;est une bulle qui risquerait bien d&#8217;exploser en plein vol si tout le paysage financier était bouleversé. C&#8217;est un phénomène classique qu&#8217;ont connu nombreux d&#8217;autres pays européens&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres analystes rappellent toutefois que la nouvelle législation qui entrera en vigueur en 2015 n&#8217;est pas une surprise pour les banques luxembourgeoises et qu&#8217;elles s&#8217;y préparaient déjà depuis un moment. C&#8217;est le cas de l&#8217;Association des banques et banquiers à Luxembourg (ABBL), qui assure que le Luxembourg est et restera un centre bancaire européen majeur car il possède tous les atouts qui doivent lui permettre de perdurer : personnel et établissements internationaux, savoir-faire pointu et grande stabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Conscient néanmoins de ces points délicats et souhaitant toujours faire briller la place luxembourgeoise, le ministre des Finances, Luc Frieden, se rend régulièrement à Dubaï afin de nouer des partenariats stratégiques. Le Moyen-Orient reste effectivement un investisseur plus certain que les Etats européens et pour M. Frieden, deux sujets importants sont toujours à aborder là-bas : l&#8217;immobilier et la gestion de patrimoine. Heureusement, il semble que l&#8217;intérêt des investisseurs de Dubaï pour le Luxembourg ne cesse de croître. Le Luxembourg constitue en effet toujours une belle porte d&#8217;entrée pour les investisseurs potentiels venant du Moyen-Orient.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces discussions ont lieu alors que la directive Épargne continue toujours de susciter les débats, surtout pour l&#8217;Autriche et le Luxembourg qui refusent d&#8217;empiéter trop sur leurs législations respectives. Le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Algirdas Šemeta, s’est dit « déçu » de l’absence de consensus pour adopter le texte européen sur la fiscalité de l’épargne. Les discussions sur le sujet sont désormais renvoyées au sommet européen du 22 mai, qui sera en grande partie consacré à la lutte contre l’évasion fiscale&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
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		<title>MICHELIN</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 11:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Markets]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/TABLEAU-MICHELIN.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-7340" title="TABLEAU-MICHELIN" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/TABLEAU-MICHELIN.jpg" alt="" width="635" height="303" /></a></span>Le marché des pneumatiques est particulier car il se subdivise en deux marchés : le marché de première monte qui comprend la délivrance des pneus pour les voitures neuves et le marché de rechange ou de remplacement qui représente près de 3/4 du marché total. Le marché de première monte est lié au marché des voitures neuves et par conséquent à l&#8217;immatriculation. En ce qui concerne les voitures de tourisme et les camionnettes, la demande en Europe est en repli de 5% pour le marché de première monte et de 10% pour le remplacement. Ces chiffres sont principalement dus à la baisse de l&#8217;immatriculation des voitures neuves, et accentués par le déstockage de la distribution.</p>
<p>En Amérique du Nord, la demande de première monte progresse de 16% grâce à l&#8217;augmentation de la vente de voitures neuves due au vieillissement du parc automobile. Par contre, on enregistre un retrait de 2% pour le marché de remplacement. En Asie et en Amérique du sud, les demandes sont en augmentation pour la première monte et pour le marché de remplacement, notamment grâce aux pays émergents comme la Chine et le Brésil. Au total, le marché des véhicules de tourisme et des camionnettes connaît une croissance de la demande de première monte de 6% mais un repli de 4% pour la demande de remplacement. Pour ce qui concerne les poids lourds, la demande pour les deux marchés est en repli de respectivement 5% et 4%.</p>
<p><strong>Contexte sectoriel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le marché de l’automobile européen, qui est fortement lié à la demande de pneus de première monte, rencontre de sérieux obstacles depuis quelques années. La situation économique difficile en Europe conduit les consommateurs à faire moins de dépenses, surtout pour des investissements lourds comme l&#8217;automobile. De plus, l&#8217;instabilité et l&#8217;envolée du prix du pétrole depuis 2009 ne favorisent pas ce genre d’investissements. Cela se voit à travers la chute des immatriculations de voitures neuves en Europe. En effet, en mars 2013, on enregistre une baisse consécutive de 18 mois et en 2012, les ventes sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1995 avec 12 millions de voitures. Toutefois, le marché automobile mondial (VP+VU) devrait progresser de 3 % par rapport à 2012. Cette hausse resterait alimentée par le dynamisme de la demande attendue en Chine, en Amérique du Nord, en Inde (+11 %), en Russie (+5 %) et au Brésil (+1,5 %).</p>
<p><strong>Point de vue fondamental</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce contexte du marché semble effectivement très difficile pour les pneumatiques, mais le groupe Michelin enregistre un chiffre d’affaires haussier de 3,64% soit 21 474M€ en 2012 contre 20 719M€ en 2011. De même, le résultat opérationnel a enregistré une croissance de +26,94% et le résultat net de +7,46% avec 7,3% de marge nette.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les résultats sont en augmentation malgré un volume de vente qui a diminué de 1329M€ soit -6,4% par rapport à l&#8217;an passé, notamment en raison du contexte difficile au sein du marché européen. Cette croissance est principalement due à l&#8217;effet de mix prix qui s&#8217;élève à 1209M€ soit +6,2% lié à la hausse des tarifs et l&#8217;effet de variation de taux de change favorable de 875M€ soit +4,2%.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre d&#8217;affaires du groupe est en croissance en 2012, et plusieurs ratios financiers ont montré une stabilité sur la solvabilité, la liquidité et la gestion de dette de la société. Mais le marché pneumatique rencontre différents obstacles pour les pays occidentaux, tels qu’en Europe et en Amérique du Nord. Il est nécessaire de renforcer les efforts du groupe dans les pays émergents car même s&#8217;il est prévu quatre ouvertures d’usine dans ces pays entre février 2012 et mi-2013, cela portera ses fruits très progressivement.</p>
<p><strong>Point de vue technique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté technique, fin 2007, le cours de l&#8217;action Michelin a commencé sa descente, enregistrant une baisse spectaculaire en passant de son plus haut à 106,00 € au niveau de 22,60 € début 2009, soit environ -78%. Le cours a rebondi à ce niveau et il a poursuivi sa tendance haussière jusqu&#8217;à au nombre d&#8217;or de Fibonacci. Cela représente une bonne zone de résistance qui a été testée deux fois : mi-2011 et fin 2012. Sur le graphe Weekly, on voit que le niveau du nombre d&#8217;or a formé un bon support conduisant le cours à atteindre 68,80€ (ligne à 0% de Fibonacci). De plus près, sur le graphe Daily, on distingue clairement la ligne de support haussière depuis mi-2012 et on voit que le cours se situe entre la moyenne mobile de long et de court terme en formant une résistance. Sur cette tendance haussière, un retracement de Fibonacci montre que le niveau de 61,8% (à 56,40 €) est un bon niveau de rebond et que la pression acheteuse devrait alors l’emporter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><strong>JungJae Hur</strong></p>
<p align="right"><strong>Eurasian Finance ©</strong></p>
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		<title>Australie, la suite ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 11:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/australie.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7323" title="australie" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/australie-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>En décembre dernier, nous l’évoquions déjà, la croissance du PIB de la Chine, principal partenaire commercial de l’Australie (a), ne connaissait pas ses meilleurs jours. Le taux de croissance s&#8217;établissait pour le troisième trimestre 2012 à 7,9%. Aujourd&#8217;hui, au 1<sup>er</sup> trimestre 2013, la situation économique chinoise continue sa baisse et situe la croissance de son PIB à 7,7%. D&#8217;après les analystes, la baisse continue de celle-ci peut notamment s&#8217;expliquer par l&#8217;entrée du secteur manufacturier chinois dans une phase de net ralentissement.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation économique de la Chine a un impact évident sur l&#8217;économie australienne. Mais ce n&#8217;est pas l&#8217;unique responsable de la bonne ou mauvaise santé de l&#8217;économie de l&#8217;île bien entendu. Le pays connaît une détérioration de son secteur minier et de l’industrie ainsi qu&#8217;une augmentation de son chômage depuis quelque temps. La Banque centrale d&#8217;Australie (la RBA) a donc réduit mardi son taux d&#8217;intérêt directeur de 25 points de base à 2,75%, un niveau jamais atteint jusqu&#8217;à présent, afin d&#8217;encourager la croissance dans tous les secteurs économiques. C&#8217;est un signe que la dernière baisse des taux, intervenue en décembre, n&#8217;a pas produit les résultats escomptés&#8230; Mais si la Banque centrale australienne a baissé ses taux directeurs, c&#8217;est aussi qu&#8217;elle estime que son dollar est trop cher, ce qui pénalise les exportations et que la valeur de ce dernier doit baisser. La RBA prévoit par ailleurs pour le pays une croissance de 2,5% et une inflation de 2,25%.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, tous ces éléments poussent à penser que le dollar australien continuera sa tendance baissière par rapport au dollar, qui a commencé la fin de l&#8217;année dernière et qui représente déjà une baisse de 6% par rapport à sa valeur de décembre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
<p style="text-align: left;">(a) : <a href="http://eurasianfinance.com/2012/12/laustralie-trop-dependante-de-son-partenaire-chinois/">http://eurasianfinance.com/2012/12/laustralie-trop-dependante-de-son-partenaire-chinois/</a></p>
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		<title>Le Royaume-Uni, soutenu par les Etats-Unis, vers une sortie de l&#8217;UE ?</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 14:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[POLITICS]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/eeuu-reino.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7317" title="eeuu-reino" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/eeuu-reino-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>David Cameron a présenté en début de semaine une proposition de loi visant à garantir l&#8217;organisation, avant fin 2017, d&#8217;un référendum sur l&#8217;appartenance du Royaume-Uni à l&#8217;Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet fait suite à plusieurs élévations de voix en Angleterre contre l&#8217;Europe. En effet, selon un sondage <em>YouGov </em>publié le 8 mai dernier, 46% des Britanniques veulent une sortie de l’UE, contre 35% qui souhaitent y rester. Une autre enquête d’opinion, menée par l’institut <em>ICM</em>, démontre que 35% des Britanniques souhaiteraient qu’un référendum sur l’appartenance à l’UE soit organisé immédiatement. Et seuls 22% des personnes interrogées se disent certaines de voter pour un maintien de leur pays dans l’Union européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, au sein même de son camp, David Cameron fait face à une forte montée d&#8217;euroscepticisme. L&#8217;opposition travailliste ne manque d&#8217;ailleurs pas l&#8217;occasion de fustiger le Premier ministre, cédant selon eux à ce mouvement. Le député <em>Labour</em> Douglas Alexander se montre en effet fort critique en soulignant que « cela ressemble à la dernière réaction de panique du Premier ministre », ajoutant que « David Cameron est un Premier ministre qui a perdu à la fois le contrôle de son ordre du jour et le contrôle de son parti »… Ambiance.</p>
<p style="text-align: justify;">De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, où s&#8217;est rendu David Cameron tout récemment, le Président américain a déclaré apporter son soutien à cette démarche, en notifiant toutefois que le Royaume-Uni devait d&#8217;abord « tenter de réparer ce qui ne fonctionne pas avant d&#8217;envisager une rupture ». Il a par ailleurs ajouté qu&#8217;il ne souhaitait bien entendu pas intervenir dans les affaires intérieures du Royaume-Uni et a noté que « la participation (du pays) à l&#8217;Union européenne constituait une expression de son influence et de son rôle dans le monde, et évidemment d&#8217;une relation économique très importante ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le départ du Royaume-Uni de l&#8217;Union européenne aurait une incidence importante au niveau géostratégique et politique. L&#8217;UE perdrait un contributeur important au niveau du budget européen, et cela aurait notamment un impact sur les pays du Sud, très attachés aux fonds structurels et aux différentes aides. Déjà étouffés par la crise de la dette souveraine, ceux-ci pourraient en effet y laisser encore quelques centaines de millions d’Euros. Quant aux pays du Nord, ils perdraient le porte-étendard du libéralisme économique, et ceux de l’Est, très proches des Etats-Unis, verraient le meilleur allié de Washington partir.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un point de vue économique et financier, on peut aussi souligner que les demandes de l&#8217;UE envers le Royaume-Uni à propos de sa situation particulière de place financière « <em>on shore</em> » et de ses relations avec les pays du Commonwealth, dont certains sont des paradis fiscaux, sont peut-être trop ambitieuses. Ce serait en effet lui demander de renier une grande partie de son héritage historique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette proposition de loi sur l&#8217;organisation d&#8217;un référendum sur l&#8217;appartenance du Royaume-Uni à l&#8217;UE intervient par ailleurs alors que les Etats-Unis et l&#8217;UE vont progressivement commencer à rentrer en négociation pour un accord de libre-échange d&#8217;une importance capitale. Rappelons que les échanges commerciaux entre l&#8217;UE et les Etats-Unis se sont élevés à près de 646 milliards de dollars en 2012 : les Etats-Unis ont importé pour 380,8 milliards de biens en provenance d&#8217;Europe et en ont exporté 265,1 milliards vers le Vieux Continent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
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		</item>
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		<title>L’Europe multiculturelle devrait-elle s’inspirer de Nehru pour sa gouvernance ?</title>
		<link>http://eurasianfinance.com/2013/05/leurope-multiculturelle-devrait-elle-sinspirer-de-nehru-pour-sa-gouvernance/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 15:08:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[GOVERNANCE]]></category>
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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/Nehru.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7235" title="Nehru" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/Nehru-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Que ce soit suite aux multiples vagues d’immigration, aux idéaux de libertés qui sous-tendent son paradigme politique, ou que ce soit dans le florilège des adhésions successives au projet européen, l’Union européenne, forte de 28 Etats en juillet prochain, présente au monde une étonnante variété sociale et culturelle. Toutefois, un pays comme l’Inde présente lui aussi cette configuration fortement bigarrée sur le plan social.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à l’inverse de l’Europe, l’Inde a une identité, une affirmation plus nette et, malgré tous ses défauts (tant et si bien présents que l’ex-pays émergent semble ne pas savoir finir sa transformation en pays « ultimement » développé, à l’instar du Brésil), elle a su gérer depuis son indépendance la multi-culturalité intense dont elle est le théâtre. L’Inde aurait-elle une recette à transmettre à l’Europe dont l’identité comme le projet donnent parfois l’impression de vaciller d’une indécision à une autre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le 14 avril dernier, le webmédia Atlantico publiait une interview de Jacques Sapir et Jean-Robert Raviot qui avait pour titre : <a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/union-europeenne-est-elle-dans-meme-etat-que-urss-en-1988-jacques-sapir-jean-robert-raviot-696844.html#qI4zWMKGIEx7wrcw.99">« Le jour d’avant : l’Union européenne est-elle dans le même état que l’URSS en 1988 ? »</a> Si le titre est un assez accrocheur, un propos en particulier a retenu l’attention de la rédaction de Eurasian Finance : une grande différence entre ces deux Unions existe dans le rôle des médias. En effet, dans le cas de l’URSS, les médias ne relayaient plus les nouvelles perestroïkas successives, comme autant de promesses de jours meilleurs. Dans le cas de l’UE, existe encore un certain désir de relayer positivement la construction européenne qui doit être plus sociale, ou plus axée vers le citoyen, être attentive à davantage de transparence gouvernementale, être alerte sur la défense des minorités, ainsi que sur toutes les questions transnationales, environnement en tête… Las ! Pourrait-on répliquer que les discours, lénifiants même subtilement, n’ont qu’un temps ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sans pour autant constituer la seule voie de solution, la question du lien du citoyen aux institutions compte pour une part importante du devenir de l’Europe. L’Histoire est riche de cas où la résistance du citoyen à ses institutions dirigeantes a débouché sur l’émergence de systèmes économiques totalement parallèles, ces systèmes ayant parfois une solidité extrêmement forte et une organisation supérieure à celle de l’Etat. Dans ce cadre-là, l’appartenance culturelle est une des clés de voûte.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Inde, terre de laquelle quatre religions sont issues, parcourue durant l’Histoire par un nombre impressionnant de populations, riche actuellement de plus d’une centaine de langues différentes, est, comme l’Europe, un Etat qui inscrit son système politique dans le fédéralisme. Mais très vite, une différence de vision du multiculturalisme se laisse à voir entre les deux systèmes : sous l’impulsion de son premier Premier Ministre, Jawaharlal Nehru, les différentes cultures présentes sur le sol ne devaient pas forcément se mêler ou adopter un seul et unique comportement face à la norme. On retrouve cette vision culturelle en Russie dans la façon dont les tsars conféraient à des régions des autonomies aux droits variables les unes par rapport aux autres ; quoique dans ce cas-là, la motivation était d’empêcher une coalition d’autonomistes pour se séparer du joug slave.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la politique de Nehru, le vivre-ensemble passait au préalable par la reconnaissance de l’autre dans toute son identité et il comptait sur l’éducation ouverte et la sociabilité pour que se tissent ensuite des liens entre les différents « autres ». Ainsi, des régions aux traditions plus démocratiques ont pu subsister dans des Etats séparés de leur tutelle originelle pour un meilleur vivre-ensemble national.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cinq conditions nécessaires devaient être remplies pour qu’une telle « recette » fonctionne : le développement de chacun selon son savoir-faire, le respect de l’aménagement du territoire selon les différentes cultures, garder un minimum de lien centralisateur pour orienter chaque région dans la même direction nationale mais compter sur le niveau local, par l’éducation et les institutions sociales pour établir le contrôle nécessaire et, enfin, envisager une grille de lecture de l’évolution des groupes en termes de relations et de liens plutôt qu’en termes exclusivement économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce programme semble idyllique, force est de constater que l’Europe n’a pas envisagé la gestion de l’identité culturelle avec la même politique. En effet, l’Europe essaie plutôt de jouer sur des paramètres tels que l’intégration, l’inculturation, quitte à mettre sa « politique à la pâte » en octroyant relativement facilement le droit de vote aux étrangers. Il y a là réellement une grande différence, tant il est vrai que c’est précisément les écueils que cette configuration allait rencontrer qui a inspiré Nehru dans sa politique de cinq critères.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Europe doit-elle dès lors poursuivre une voie qui devient schizophrène, en affirmant tolérance et liberté d’un côté, et hantise du communautarisme (économique ou culturel) de l’autre ? La contradiction présente ici n’est malheureusement pas la seule ; soulignons le slogan rabâché : « Il faut plus d’Europe car l’Europe n’est pas efficace aujourd’hui, plus d’harmonisation » qui va à contre-courant d’une certaine dérive européenne « humiliant » (au sens premier de <em>rendre humble</em>) les Etats membres en conférant aux régions certains droits de regards sur des projets politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l’identité culturelle n’est pas une identité dont on pourra profiter des particularismes au moyen d’une grille de lecture politique de l’uniformisation. L’identité culturelle restera toujours cette part humaine irréductible à la politique, tant il est vrai que dans une Europe libre et démocratique, on ressent à nouveau des courants identitaires forts et centrifuges qui veulent dépasser plus largement la politique d’harmonisation juridique de l’Europe, dans laquelle personne ne peut se reconnaître, ni dans les motivations, ni dans les effets. Tant que l’Europe restera engoncée dans une dynamique d’harmonisation, par définition, elle trouvera à son encontre les forces culturelles et identitaires en vigueur sur son territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">A titre d’exemple à méditer, relevons enfin que l’Europe, toute harmonisante qu’elle veuille être, ne peut empêcher ses membres de céder des particularismes juridiques à certaines de leurs régions. De l’Ecosse à la Transylvanie, en passant par la Flandre belge, la Bavière ou l’Åland finlandais à forte minorité suédoise, sans oublier la Catalogne et les îles Canaries, toutes ces régions se sentent plus fortes culturellement en Europe… par l’attribution de spécificités juridiques qu’elles peuvent brandir comme garanties de leurs excellences identitaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Xavier Barnich</p>
<p style="text-align: right;">Eurasian Finance (c)</p>
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		<title>Relisons la déclaration Schuman</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 10:17:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[GOVERNANCE]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/PèrePatrickDaly.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7232" title="PèrePatrickDaly" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/PèrePatrickDaly-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>A la veille de la fête de l’Europe, le Secrétaire général de la COMECE le Père Patrick H. Daly, a fait la déclaration suivante :</p>
<p style="text-align: justify;">« En ce 9 mai, à travers toute l’Europe, nous commémorons le jour où la grande aventure de l’unité des européens a commencé. Le 9 mai 1950, la France proposait à l’Allemagne un chemin de réconciliation et de paix basé sur une démarche concrète élaborée par le Commissaire français au plan, Jean Monnet. Le « oui » du Chancelier Allemand à la main tendue par le Ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman a donné le signal d’une vaste transformation de notre continent vers une Communauté de nations qui va accueillir son 28e membre, la Croatie, le 1er juillet prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">La paix et la solidarité, ces objectifs clés du 9 mai 1950, sont encore plus essentiels en ce 9 mai 2013, où la crise économique que nous traversons frappe durement la société européenne et engendre une grande souffrance sociale en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains dirigeants politiques, et même certains électeurs, imaginent que c’est par l’affrontement et la division que l’on surmontera cette crise. Cette logique nous ramènerait 70 ans en arrière sur un continent de haine et de divisions. Or, nous ne voulons pas retourner en arrière mais aller de l’avant. Nous sommes en cela guidé par cette vision de « transformation » que Robert Schuman a lui-même esquissée, dans la déclaration liminaire à sa déclaration du 9 mai :</p>
<p style="text-align: justify;">«  Il n&#8217;est plus question de vaines paroles, mais d&#8217;un acte, d&#8217;un acte hardi, d&#8217;un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses. Nous espérons qu&#8217;elles le seront. Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d&#8217;abord, qu&#8217;il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l&#8217;Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l&#8217;Allemagne. Les conditions européennes doivent s&#8217;en trouver entièrement transformées. Cette transformation rendra possibles d&#8217;autres actions communes impossibles jusqu&#8217;à ce jour. L&#8217;Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s&#8217;élèvera grâce au groupement des productions et à l&#8217;extension des marchés qui provoqueront l&#8217;abaissement des prix.</p>
<p style="text-align: justify;">Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu&#8217;ils soient de l&#8217;Est ou de l&#8217;Ouest, et tous les territoires, notamment l&#8217;Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité. Voici cette décision, avec les considérations qui l&#8217;ont inspirée. (voir ensuite le texte de la déclaration Schuman)»</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que Secrétaire général de la COMECE, j’aimerais inviter tous les citoyens européens ainsi que leurs représentants à lire avec un regard neuf, en ce 9 mai 2013, la déclaration Schuman qui est le texte fondateur du projet européen et qui est à la source de tout ce que nous avons réalisé ensemble pour ‘transformer’ notre continent.</p>
<p style="text-align: justify;">La relecture de ce texte pourrait éclairer notre parcours sur le chemin de l’unité et apporter la vision qui semble manquer de nos jours à certains de ceux qui président aujourd’hui aux destinées de ce projet. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Contact: Johanna Touzel,</p>
<p style="text-align: right;">Porte-parole et responsable presse de la COMECE</p>
<p style="text-align: right;">johanna.touzel@comece.eu Tel+32 (0)2 235 05 15</p>
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		<title>Que doit-on encore penser de la microfinance aujourd&#8217;hui ?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 15:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[FINANCE]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/microfinance.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7229" title="microfinance" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/microfinance-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>La microfinance, concept né en 1976 au Bangladesh, inventé par le Professeur Muhammad Yunus (prix Nobel de la paix en 2006) a connu un essor très important durant ces trente dernières années. Aujourd’hui victime de son succès, elle connaît de nombreuses dérives et nécessiterait certainement une forme de régulation.</p>
<p style="text-align: justify;">La microfinance vise à fournir des services et des produits financiers, sous forme de microprêts principalement, à des populations exclues des institutions financières classiques afin de les accompagner dans leur vie, les aider à s&#8217;engager dans des activités productives et développer – le plus souvent – leurs petites entreprises. Si ce type de finance concerne plutôt les populations des pays en développement, elle s&#8217;est également fort développée en Occident ces quinze dernières années. En France par exemple, Maria Nowak a créé l&#8217;ADIE (association pour le droit à l&#8217;initiative économique), en adaptant le principe du microcrédit issu des pays en voie de développement. L&#8217;ADIE aide les micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire, et plus particulièrement les chômeurs et les allocataires des minima sociaux. Elle représente un réel outil de croissance économique, de réinsertion et de cohésion sociale et territoriale. En parallèle au développement « d&#8217;institutions de microfinance », plusieurs fonds et même certaines banques se sont aussi lancés dans la microfinance. Il s&#8217;avère que ce type de placements fonctionne même plutôt bien. Le président d&#8217;un fonds de microfinance belge expliquait qu&#8217;en 2012 son fonds avait enregistré une croissance de 34%.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, idéologiquement, la microfinance est un investissement social et non financièrement « profitable » ; c&#8217;est ici que se situe la principale problématique.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la microfinance a, semble-t-il, perdu aujourd&#8217;hui de sa superbe. De nombreuses personnes ont vu en elle un marché potentiel énorme (selon différentes enquêtes, plus ou moins 3 milliards d’habitants sont exclus des systèmes financiers classiques) et ont commencé à prêter des sommes sans contrôler en amont les projets, avec pour seul but celui de pratiquer des taux élevés et de profiter ainsi d’une extrême rentabilité&#8230; Il s&#8217;en est suivi de nombreuses dérives sociales, ayant même parfois amené à des fins tragiques, notamment en Inde.</p>
<p style="text-align: justify;">Les analystes proposent donc pour pallier ce problème, la création d&#8217;une charte qui pourrait, sans étouffer le système par une régulation ou réglementation trop forte, comme connaît la finance classique actuelle, encadrer la microfinance pour que ces dérives n&#8217;aient plus lieu. Cette étape reste encore  aujourd&#8217;hui malheureusement un vœu pieux&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, entre parenthèses, il est intéressant de noter que de nombreux autres financements « alternatifs » voient le jour. Le dernier né par exemple, le <em>crowdfunding</em>, permet aux internautes de faire des dons ou des investissements via des plateformes ad hoc. Ce système se développe à grande vitesse, et vise le développement et la réalisation de toutes sortes de projets, notamment artistiques ou solidaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une société toujours en crise, l&#8217;économie et la finance solidaires ont donc toujours et même davantage le vent en poupe et l’on s&#8217;en félicite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
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		<title>La réduction des participations de l&#8217;Etat français dans les entreprises publiques</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 14:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[POLITICS]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/Jean-marc-ayrault.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7226" title="Jean-marc-ayrault" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/Jean-marc-ayrault-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a annoncé plusieurs réductions de participation de l&#8217;Etat français dans le capital d&#8217;entreprises publiques. L&#8217;objectif de cette opération, est, rappelle-t-il, non pas de renflouer les caisses de l&#8217;Etat mais de se consacrer pleinement à l&#8217;investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour rappel, l&#8217;Etat français a déjà cédé des parts dans Safran et EADS au cours des dernières semaines. Le 3 avril, le ministère de l&#8217;Economie a ainsi annoncé avoir vendu 3,12% du capital de Safran, soit 13 millions d&#8217;actions, à des investisseurs institutionnels via une procédure accélérée. L&#8217;opération lui a rapporté 448,5 millions d&#8217;euros et l&#8217;Etat détient encore 27,08% du capital. Le 17 avril, EADS a annoncé avoir conclu un accord avec l&#8217;Etat pour lui racheter hors marché 1,56% de son propre capital, pour 482,7 millions d&#8217;euros. Paris s&#8217;est engagé à céder au total près de 3% du capital qu&#8217;il détenait pour ramener sa participation à 12%, en vertu d&#8217;un accord signé en décembre entre les principaux actionnaires. Aujourd&#8217;hui, le nom des nouvelles entreprises visées n&#8217;est pas encore connu. Par ailleurs, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affirmé qu&#8217;il ne s&#8217;agissait en aucun cas de privatisation. Pour un gouvernement de gauche, ce serait effectivement un comble&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est en tout cas à noter qu&#8217;à l&#8217;heure où de nombreux pays européens décrient les politiques d&#8217;austérité, la France semble emprunter le même chemin. Terminée la volonté d&#8217;imposer plus les populations et de se serrer la ceinture, il s&#8217;agit désormais de trouver de nouveaux moyens pour relancer la croissance et l&#8217;économie. Bien sûr, l&#8217;un de ces moyens est l&#8217;investissement et le Président Hollande a tenu lui-même à souligner qu&#8217;il était question d&#8217;un « grand plan d&#8217;investissement sur 10 ans », concernant principalement le numérique, la transition énergétique, la santé, les grandes infrastructures et d&#8217;une manière générale, les nouvelles technologies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
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		<title>Medef : les candidats font leur proposition</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 08:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[GOVERNANCE]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/medef.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-7222" title="medef" src="http://eurasianfinance.com/wp-content/uploads/2013/05/medef-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Les élections de l&#8217;organisation patronale française auront lieu le 3 juillet 2013. En attendant la date fatidique, les candidats font leurs propositions et envoient leurs programmes. Petit tour d&#8217;horizon.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la course figurent désormais six candidats : Hervé Lambel, à la tête d&#8217;une société de production audiovisuelle, Frédéric Saint-Geours, président de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM), Patrick Bernasconi le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Pierre Gattaz le président du Groupe des fédérations industrielles (GFI), Geoffroy Roux de Bézieux, le fondateur de Virgin Mobile et enfin, le patron de PME Thibault Lanxade.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la façon de présenter leurs idées n&#8217;est pas identique – on retient plusieurs formules de communication comme « les six chantiers » du patron de l&#8217;IUMM, l&#8217;ambitieux « entreprenons l&#8217;avenir » de Geoffroy Roux de Bézieux ou encore « le triple choc » de Pierre Gattaz –, des termes sont récurrents : « compétitivité », « flexibilité », « Europe », « stabilité fiscale », « simplification administrative » mais aussi « réforme de la représentativité patronale ». Ces thèmes étaient déjà chers à l&#8217;organisation patronale. Laurence Parisot en avait fait son cheval de bataille pendant ses deux mandats. Pas de grand changement sous le soleil en somme.</p>
<p style="text-align: justify;">Les quelques différences remarquables entre les candidats concernent surtout des points précis. On notera par exemple qu&#8217;Hervé Lambel, le moins connu de la liste mais le plus « novateur » en termes de programme, propose la création d&#8217;un « observatoire économique des entreprises pour mieux comprendre les entreprises et aiguiller efficacement l’économie ». Concrètement, cet observatoire aura vocation à fournir les moyens de veiller à certains facteurs agissant directement sur les entreprises et de mesurer rapidement l&#8217;impact de ces derniers, afin de donner au gouvernement les moyens de suivre en temps réel les variations susceptibles d&#8217;impacter un bassin d&#8217;emploi, un secteur d&#8217;activité ou l&#8217;économie toute entière et, par la suite, de pouvoir agir efficacement. Il propose également la modification de l&#8217;ISF en un « investissement solidaire de fortune », qui supposerait la suppression des plafonds en vigueur de l’ISF. Par ailleurs, on relève aussi que le candidat Bernasconi reste un des rares (mais cela est dû à son rôle de chef de file des négociations sur le sujet) à mentionner le « gros dossier » de l&#8217;assurance chômage française. En effet, l&#8217;Unedic, avec un déficit de 4,9 milliards d&#8217;euros prévus pour 2013, doit impérativement faire l&#8217;objet d&#8217;une nouvelle négociation entre les partenaires sociaux et ce d&#8217;autant plus que les chiffres du chômage en France ne cessent de grimper.</p>
<p style="text-align: justify;">Le comité statutaire du Medef examinera le 6 mai les dossiers de candidature et la campagne officielle commencera le lendemain. Les candidats seront ensuite auditionnés le 23 mai par le conseil exécutif, qui donnera son avis le 3 juin. Le choix final dépendra du vote des 560 membres de l’assemblée générale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Catherine Haquenne</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eurasian Finance (c)</strong></p>
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